01/02/2010
FRECHE/ FABIUS; Un coup de gueule en passant

MOOOONsieuuur Laurent FABIUS est blesse par les propos de Frêche… qu’il qualifie d’antisémite !
Que Frêche soit un gougnafier qui a prouve plus d’une fois d’un manque de tact et même qui s’est fendu de propos plus que douteux, voir carrément racistes, ca n’est plus a prouver.
En revanche, prendre une expression française utilisée depuis le XVème siècle, (tout a fait comprise pour son deuxième sens et non pas son sens propre) et détourner cette expression pour faire en sorte que son auteur apparaisse comme un vrai petit Hitler en puissance, excusez moi, mais c’est fort de café !
C’est même de l’expresso italien si on veut coller au sens propre de toutes les expressions.
Franchement, c’est de la rhétorique de neo-cons (dans le sens Anglo-saxon ou non, a vous de voir).
Quand on dit »il a pas l’air catholique celui la » tout le monde sait qu’on ne réfère pas a la religion. C’est comme quand on dit, « cette méthode n’est pas orthodoxe » on ne parle EVIDEMMENT pas de la religion de la méthode.
Alors nous prendre pour des cons au point de prétendre qu’une expression n’a qu’un sens propre… vraiment c’est pitoyable. Mais somme toute pas surprenant, surtout venant de Fabius qui, (je vais le dire en terme qui ne peuvent pas être trop interprétés sur le champ lexical de la religion et/ou origine) a une gueule de faux cul/premier de la classe et qui a prouve depuis de nombreuses années qu’il méritait bien d’avoir cette tronche.
Qui d’entre nous savaient que Fabius était « issu d’une famille de confession juive » (comme si dire Juif etait en soi antisémite ou insultant)? et pour qui ca avait quelque sorte d’importance ?
Que je sache, Frêche, n’était pas en train d’essayer de recruter les électeurs du FN. Ce serait en effet probablement les seuls pour qui cette information aurait pu avoir quelconque importance et donc, a qui cette boutade aurais pu parler…
Donc, pour moi, c’est une tempête dans un verre d’eau* mais qui en dit long sur la nouvelle sémantique que nos politique vont de plus en plus user et qui va donc devenir le politiquement correcte. Un peu comme aux US…
Je digresse ? oui tout a fait, mais ne trouvez vous pas que c’est intéressant cette tendance a passer notre vocabulaire a l’eau de javel ? avant c’était les mots : d’arabe, on est passe au Magrébin, puis au beur puis aux personnes originaires d’Afrique du nord etc… de pede (diminutif de pédéraste) on est arrive a homosexuel, puis Homo, puis gay (boiteux->handicape-> personne a mobilité réduite) etc.… on pourrais énumérer tous ces mots, avec toutes les variantes de particularité ou « communautés »on y passerais des heures.
Maintenant donc, c’est les expressions qui passent a la trappe. C’est donc ca, on utilise des mots pour qualifier des groupes, des communautés, des handicap etc… jusqu'à ce que ca veuille dire quelque chose, quand c’est le cas pour tout le monde, on change de mot afin de ne heurter aucune sensibilité et surtout, on utilise un mot qui est une version light du précédent jusqu'à ce que celui la même soit devenu dérangeant voir insultant ;
Alors, c’est quoi la prochaine ?
Jouons a un petit jeu, je commence et vous en trouver de nouveau que vous mettez dans les commentaires.
Le gagnant se verra remettre le titre de bigot du mois.
J’y vais : « il est saoul comme un Polonais »
Il est intoxique comme une personne ayant développé une dépendance chronique a l’alcool !
Ca en jette non ?
*pendant que bien des injures et autres petits racourcis sont proferes a tour de bras, notemment vis-à-vis des asiatiques mais ca, les « touche pas a ma connaissance d’une origine differente de la mienne » ne relevent pas etonemment ?
Ps desole pour les accents, pas de clavier Français…
14:50 | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : fabius, frêche, racisme, antisemittisme, bigoterie, ps, aubry
09/12/2009
qu’est ce que j'avais dit?
Voici la lettre de liaison de la CCI de Limoges,
Même si elle est peut être un peu trop optimiste, je crois que les arguments exposes ne sont pas mauvais et clouent un peu le bec a des journalistes qui feraient bien d'étudier un peu mieux leur sujet avant d'ouvrir leurs grandes bouches...
Je pourrais également vous citer de nombreux autres articles rédigés par des spécialistes de la finance, qui vont dans le même sens, c’est étonnant que ces articles ne fassent jamais la une ??? ah oui c’est vrai, la vérité ca vends pas vraiment…

Emirats Arabes Unis Dubaï
Mirage ou réalité du monde d’aujourd’hui ?
Veille stratégique et commerciale
LETTRE N°10 NOV2009
Note réalisée par le service du Développement international
de la Chambre de commerce et d’industrie de Limoges / Septembre 2009 /
NB/DI/1109
La « faillite » de Dubaï, de quoi s’agit-il?
« Dubaï, l’Etat bling-bling des Emirats Arabes Unis, ses îles artificielles,
ses hôtels de luxe et ses tours de 160 étages, reviennent à l’état de
sable… » c’est, à l’instar du déchainement généralisé de la presse
française, la présentation faite ce matin par le très (sérieux ?) journal de
France inter de 7h30 à propos du moratoire de la dette annoncé par
Dubai. Info ou intox ?
Mais de quoi s’agit-il réellement ?
Premier non sens, c’est de parler de la « faillite » de Dubaï, une des
composantes d’une fédération qui compte sept émirats dont le richissime
Abu Dhabi, capitale et siège du gouvernement fédéral. Comme si on
pouvait parler de faillite du Texas au Etats-Unis, de la Bavière en
Allemagne ou de Rhône-Alpes en France. Comme si on pouvait comparer
les difficultés de Dubaï avec la faillite, qui n’en est pas une d’ailleurs,
de l’Islande en 2008 avec ses 100 milliards de dette et un PIB de seulement
14 ou de l’Argentine en 2001. Ces pays n’ont pas pour autant
disparu et leur avenir, à l’évidence, n’est pas compromis.
Deuxième non sens, c’est de considérer les 85 milliards de dette de
l’Emirat comme un abyme qui ferait sombrer Dubaï, l’économie de la
région et la finance internationale. Que représente réellement cette
dette ? 70 % du PIB de l’Emirat quand, pour comparaison, la dette du
Japon frôle les 170% de son PIB ou celle d’Israël les 150% ou encore
celle de la France qui ne tardera pas à approcher les 100%! Avec 0,2%
de la dette mondiale, Dubaï ne tombera pas et ne fera pas tomber
l’économie mondiale. Les risques sont autrement plus graves du côté
des pays de l’Est, de l’Espagne, de l’Irlande ou de la Grèce dans l’Union
européenne. Il faut savoir ramener les choses à leur juste échelle.
Troisième non sens, Ce n’est pas Dubaï, mais une holding, certes
d’Etat, Dubaï World dont une filiale immobilière, Nakheel, le promoteur,
notamment des célèbres îles artificielles Palm Island et The World
qui se trouve plombée par la poussée spéculative considérable de ces
dernières années. En effet, c’est Nakheel qui se trouve aujourd’hui en
difficulté d’honorer ses échéances de remboursement de 6,5 milliards
de dollars à fin décembre 2009. La décision d’un moratoire à 6 mois, a
été prise à l’issue d’arbitrages plus politiques que budgétaires très
serrés, fruit d’un audit de restructuration qui dure depuis le début de
l’année. D’ailleurs l’annonce a été faite à la veille de la fermeture des
bourses du Moyen-Orient pour 4 jours en raison de la fête Al Adha.
L’Emirat aurait en effet la possibilité de demander à son richissime
parrain, Abu Dhabi, qui aurait accepté, d’éponger la dette. Mais c’est
méconnaître la fierté des Al Maktoom et des Dubaiotes qui n’accepteraient
jamais, la «tutelle » de leurs richissimes frères, mais néanmoins
rivaux, les Al Nahyan. Dans le quotidien local Al Bayane, un éditorialiste
indiquait hier qu’il « suffirait à l’Emirat d’Abu Dhabi de réduire sa production
pétrolière de 10% pendant deux semaines, pour provoquer une
hausse immédiate du baril à 90 USD qui épongerait la dette en un mois
de production… »
Quatrième non sens :
c’est réduire l’économie
de Dubaï au seul marché
de la construction. Certes,
l’immobilier a été le
moteur d’une croissance
fulgurante moyenne de
14% ces cinq dernières
années, mais le business
model de Dubaï, qui ne
possède pas de pétrole, repose sur d’autres leviers beaucoup plus solides
et plus pérennes. Dubaï en tant que plateforme de commerce international
reste dynamique avec une croissance de, (seulement) 2% en
2008 ; le port de Jebel Ali continue de drainer près de 20% du trafic
mondial de conteneurs, la compagnie aérienne Emirates poursuit son
expansion et affiche des résultats financiers quasi ostentatoires alors
que les majors internationales menacent de tomber; l’aéroport de
Dubaï verra encore son trafic progresser en 2009 après une augmentation
de 9% en 2008 au moment où le trafic international est décrété
en crise; les hôtels de luxe continuent d’afficher complet comme le
mythique Burj Al Arab, dont le carnet de réservation serait quasiment
plein sur un an ; l’activité commerciale des grands malls, même ralentie,
enregistrera cette année une progression de 3% et le flot de touristes,
même limité cette année, connaitra une progression de 1,5%.
Certes, Dubaï flambera moins et c’est nécessaire pour cet Emirat. Son
business model repose désormais sur des leviers solides et la crise de
l’immobilier qui le secoue aujourd’hui, n’est qu’un juste et salutaire
retour au bon sens. Il fallait bien que la spéculation effrénée de ces
dernières années s’arrête où il suffisait à des spéculateurs, avec une
poignée de dollars, de concevoir sur le papier un projet fou, le matérialiser
sur une alléchante maquette et avec une communication agressive
le vendre et empocher des milliards avant que le projet ne voit le jour.
Crise financière mondiale ou pas, le jeune Emirat devait revenir à la
raison. Il connait aujourd’hui sa crise de croissance. La convalescence
sera plus ou moins longue. Elle dépendra de la réaction de ses dirigeants,
qui ne manquent pas de perspicacité, et de la santé de l’économie
mondiale à laquelle Dubaï est maintenant arrimée. Les spécialistes
les plus avisés affirment que la défaillance de Dubai suite au moratoire
est improbable car la solidarité régionale, au pire, ferait jouer à plein.
ses gigantesques fonds souverains.
08:46 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dubai, doubai, faillite, emirats, abu dhabi
29/11/2009
Ca m’énerve !
Ca m’énerve !
Pas celles qui portent la Frange a la Kate Moss, non, ce qui m'énerve, c'est de voir a quel point les marchés (place boursières) sont mal informés et a quel point ils ignorent/se moquent de la réalité...
Prenons par exemple Dubaï, qui fait les gros titres en ce moment dans les journaux spécialisés de la finance:
Une annonce il y a quelques jours, de la possibilité de repousser le remboursement d'une partie de la dette de Dubaï World, (qui est un conglomérat de plusieurs développeurs immobilier comme Nakheel et Emaar (l'équivalent de Bouygues dans une certaine mesure) ) a provoqué une déferlante de baisse des différentes bourses dans le monde, alors que, c'était une information qui n'était un secret pour personne dans les milieux relativement bien informes... et tout a coup, tout le monde se réveil et pousse des cris de vierge effarouchée...
Vous m'excuserez mais je ne trouve pas ca bien sérieux... quand on investi ou on prête autant d'argent, on se renseigne un peu plus non?
Ca n'est pas nouveau que Dubaï finance son développement par la dette. Le métro, les routes, les aéroports etc... ca ne se finance pas par un état sans impôt sur le revenu et sur les sociétés... et vu qu’il n'y a jamais eu beaucoup de pétrole et qu'il y en a encore moins... c'est pas de la que l'argent viendras (ni non plus des 5% de taxe sur les importations).
Ce qui m'énerve également, c'est l'ignorance dont font preuve les journalistes, qui répandent des clichés car ils sont trop feignants pour se renseigner.
Ainsi on peut lire dans LE MONDE, excusez du peu, que Jean-Louis Mourier, analyste chez Aurel BGC, compare Dubaï a Andorre… ah bon, et pourquoi ? parce que c’est petit et qu’il y a peu d’impôts ? c’est en tout cas une information qui est dénuée a la fois de fondement et d’intérêt…
Puis ils citent un courtier, (pas de nom, pas de société) qui soudainement est un expert sur Dubaï, lisez plutôt :
"Imaginez, Dubaï en défaut, cela veut dire que même les riches ne peuvent plus rembourser leurs dettes !" en effet, c’est un expert qui donne un avis édifiant : Un bon vieux cliché, a Dubaï tout le monde est riche donc l’état doit l’être donc si les riches ne peuvent plus payer leurs dettes, ma pauv’ dame on est bien dans l’pétrin…
Vraiment, si je voulais un avis de cette qualité, j’irais chez Jean-Louis David… au moins j’en ressortirais si ce n’est plus érudit, en tout cas mieux coiffé !
Franchement on attendrais un peu plus de sérieux et de travail de recherche d’un journal comme Le Monde non ?
Si au contraire on voulais vraiment informer et pas faire de « Dubaï Bashing* » comme c’est la mode en ce moment, on dirais par exemple que :
1. Dubaï World n’est pas le gouvernement de Dubaï. Ce conglomérat appartiens cependant au gouvernement mais il est géré comme n’importe quelle autre société a but lucratif, spécialisé dans la construction et l’immobilier.
(Quel groupe dans ce domaine d’activité se porte bien en ce moment ? A ce titre, cette entreprise obéit aux mêmes lois du marché que toute autre société, il est donc irréaliste d’en attendre des prouesses économiques)
2. Dubaï a base sa stratégie de développement sur un investissement massif dans des infrastructures modernes, présentent dans aucun autre pays ou Emirat de la région et que les fonds levés pour ces investissements ne reposent que sur peu de garanties, Dubaï étant dans les faits, « pauvre » car n’ayant quasiment pas de ressource naturelles. Le financement a été acquis grâce a l’avidité de ceux même qui paniquent maintenant.
Ils savaient ou auraient du savoir que ces investissements sont risqués car sans autre réelle garantie que la vision d’un homme, Le Sheikh Mohammed Bin Rashid Al Makthoum, Vice Président des E.A.U. et « big Boss » (Ruler) de Dubaï… la seule autre garantie est un hypothétique soutien du très riche (Capitale des Emirats) Emirat d’Abu Dhabi mais ca n’a jamais été gravé dans le marbre et comme on le voit actuellement ca n’arrivera peut être pas…
3. Cette « annonce » n’est en fait que l’évocation par Aidan Birkett (Deloitte), qui s’occupe de la restructuration de Dubaï World, de 4 différentes options qu’il envisage pour justement restructurer efficacement ce groupe… ca n’est donc ni définitif, ni même réellement officiel.
Méfiez vous donc, la prochaine fois ou on vous assène une vérité sur Dubaï, (ou sur d’autre endroits plus ou moins lointains) du genre « cette minuscule ville-état ou les riches deviennent plus riches sur le dos de pauvres asiatiques surexploites avec la connivence de l’état, est maintenant au bord du gouffre », il y a surement beaucoup plus derrière tout ca et la réalité n’est surement pas si grave que ce que les journalistes veulent bien nous faire croire… et quand vous entendez que les marches se sont effondrés la veille c’est probablement qu’un trader a lu dans Gala qu’une souche mutante de la fièvre jaune a tué un paysans dans un village de l’Himalaya, ce qui, pense-t-il, aura des conséquences sur la production du sel du même nom, dont on sait qu’il est indispensable a l’économie de la Chine…
Fabrice, Dubaï.
*Dubai Bashing : nouveau sport préféré des journaux Anglais et depuis peu d’autres journaux occidentaux, consistant a dire : Ah Ah ! regardez les, ils faisaient les fiers quand ils avaient une croissance a deux chiffres et roulaient tous en Porsche, mais maintenant ils sont bien dans la mouise et c’est bien fait pour eux !!! avec force de témoignages du genre « j’avais tout, j’ai tout perdu, le témoignage d’un expatrié qui dormait hier dans une villa de 5 millions de dollars et maintenant dors sous les ponts » ou encore « il y a 6 mois je gagnais 20 000 euros par mois et maintenant je suis au RMI etc… »
Sources :
http://www.arabianbusiness.com/574684-dubai-debt-news-latest
Pour un avis un peu plus eclaire :
http://finance.blog.lemonde.fr/2009/11/29/dubai-chronique...
PS : pour les gens qui s’offenseraient de mes fautes de Français, (et il y en a beaucoup) je vous prie de m'excuser d’écorcher la langue de Molliere, et j’ajoute que mon clavier n’a pas d’accent, ce qui ne facilite pas les choses… (je sais c’est pas une excuse). Bonne lecture tout de même, et j'espère que vous ne vous ennuyez pas trop a l'académie Française....
10:28 | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dubai, emirats arabes unis, finance, crise, marche, bourse











